Galerie de paulthielen sur Flickr.
Quelques photos magiques en ce premier jour de l'année. Cadeau!
Affichage des articles dont le libellé est Université Catholique de Louvain. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Université Catholique de Louvain. Afficher tous les articles
mercredi 2 janvier 2013
samedi 3 décembre 2011
Automne à LLN. Bibliothèque des Sciences
Libellés :
automne,
bibliothèque,
Biéreau,
LLN,
Louvain-la-Neuve,
Paul Thielen,
place des Sciences,
sciences,
UCL,
UCLouvain,
Université Catholique de Louvain
Pays/territoire :
1348 Louvain-La-Neuve, Belgique
dimanche 17 octobre 2010
Photos Louvain-la-Neuve Paul Thielen Citronnelle 85
Photos
Sur Picasa
- Albums
http://picasaweb.google.com/paulthielen/
- 24 heures vélo LLN Louvain-la-Neuve
http://picasaweb.google.com/paulthielen
Sur Flickr
- Albums
http://www.flickr.com/photos/paulthielen
Sur Picasa
- Albums
http://picasaweb.google.com/paulthielen/
- 24 heures vélo LLN Louvain-la-Neuve
http://picasaweb.google.com/paulthielen
Sur Flickr
- Albums
http://www.flickr.com/photos/paulthielen
lundi 26 avril 2010
Terrasse des Sciences
"Place des Sciences
Le rideau se lève sur la Place des Sciences: bienvenue au MoZaïK! Venez passer une agréable aprem sur notre Terrasse des Sciences pour lire une bd, voir une expo photo, jouer un jeu de société ou tout simplement bronzer au soleil un bon cocktail à la main. Le tout dans une ambiance conviviale et décontractée!"
En ce début de semaine, les grands fauteuils sont prêts à nous accueillir.
Cela donne une tout autre allure à cette magnifique place, trop peu connue des novolouvanistes non scientifiques
Voir mes photos sur mon site picasaweb paulthielen
Le rideau se lève sur la Place des Sciences: bienvenue au MoZaïK! Venez passer une agréable aprem sur notre Terrasse des Sciences pour lire une bd, voir une expo photo, jouer un jeu de société ou tout simplement bronzer au soleil un bon cocktail à la main. Le tout dans une ambiance conviviale et décontractée!"
En ce début de semaine, les grands fauteuils sont prêts à nous accueillir.
Cela donne une tout autre allure à cette magnifique place, trop peu connue des novolouvanistes non scientifiques
Voir mes photos sur mon site picasaweb paulthielen
lundi 12 octobre 2009
Boycott académique d'Israël. Nécessaire ou contreproductif ?
Les universités peuvent-elles jouer un rôle politique ? Ou est-ce contraire à leuréthique ?
Je me souviens d'un de mes maîtres en biologie, le professeur Vandebroek, embryologiste et anthropologue, qui au début des années 60 avait rappelé à son auditoire sa réaction à la visite d'un de ses collègues, en 1940, à l'Institut de Zoologie (Naamsestraat à Leuven). Le collègue était en uniforme d'officier de l'armée d'occupation, a priori pas lié aux nazis, mais Vandebroek lui a signifié que quand il y avait occupation la collaboration interuniversitaire était rompue. Au grand étonnement de l'universitaire allemand.
Des universitaires de l'UCL et d'ailleurs plaident aujourd'hui pour un boycott académique d'Israël actif dans ses colonies et ses zones d'occupation au mépris du droit international. Ils mettent en évidence le bloquage de l'Université de Bir-Zeit (devenue inaccessible à partir de Bethléem par exemple) ou la destruction d'une université à Gaza (sous prétexte qu'elle collaborait pour l'armement mais avec ce critère-là il faudrait sans doute détruire toutes les universités d'Israël).
Je le répète c'est un sujet délicat mais le boycott de l'Afrique du Sud a permis à ce pays d'avancer vers la paix.
Il y a déjà eu un débat à l'ULB, il y en aura à Louvain-la-Neuve. A suivre évidemment.
Voici une invitation que j'ai reçue par mail.
Le Boycott Académique d'Israël: Ouvrons le Débat!
Belgique, 20/23 Octobre, 2009 | KUL, UG, VUB, UCL, ULB
En avril 2004, compte-tenu de la persistance d'Israël dans ses violations du droit international et de l'échec de toutes les formes d'interventions et de processus de paix pour amener Israël de se soumettre au droit humanitaire, la Palestine occupée a lancé un appel de boycott de toutes les institutions académiques et culturelles israéliennes jusqu'à ce qu'elles en répondent au droit international et aux principes des droits de l'Homme.
Aujourd'hui, le boycott académique prend place dans le cadre plus vaste de la campagne BDS - Boycott, Désinvestissement, Sanctions - et réunit un soutien international remarquable qui a déjà mené à de nombreuses victoires significatives partout dans le monde. La Belgique ne fait pas l'exception. Plusieurs institutions culturelles, organisations et personnalités ont ouvertement plaidé en faveur du BDS, sous différentes formes, et luttent sans relâche pour sensibiliser et défendre l'appel lancé par la société civile palestinienne. Malgré cela, la logique et les conditions de cet appel à un boycott académique d'Israël restent souvent incertaines.
Pour répondre à cette incompréhension et à l'incertitude dont le boycott académique d'Israël fait l'objet, ainsi que pour rejoindre l'intérêt croissant de certains académiques et étudiants pour cette thématique, le Brussels Palestine Collective a décidé d'inviter Samia Botmeh à réaliser une tournée de débats dans les universités belges. Samia Botmeh est directrice du "Birzeit University's Center for Development Studies" et, d'autre part, professeur d'Economie et d'Etudes de genre. Elle est aussi l'un des membres du comité de pilotage de la "campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d'Israël" (PACBI).
Brussels Palestine Collective. brusselspalestinecollective@gmail.com
Programme de la Tournée
Mardi 20 octobre
Katholieke Universiteit Leuven
Speaker: Samia Botmeh
Modérateur: Prof. Sarah Bracke
Heure: 16h
Lieu: SW 00.113, Raadzaal Sociale Wetenschappen, Parkstraat 45, 3000 Leuven
Mercredi 21 octobre
Universiteit Gent
Speaker: Samia Botmeh
Modérateur: Prof. Ruddy Doom
Heure: 15:30
Lieu: Auditorium B, Oude School (06.02), Universiteitsstraat 6, 9000 Gent
Vrije Universiteit Brussel
Speaker: Samia Botmeh
Modérateur: Patrick Deboosere
Heure: 18:30
Lieu: to be confirmed
Jeudi 22 octobre
Université Catholique de Louvain-La-Neuve
Speaker: Samia Botmeh
Modérateur: Prof. Jean Bricmont
Heure: 14h
Lieu: Auditoire Leclercq, Bâtiment Leclerc, Place Montesquieu 1, 1348 Louvain-la-Neuve
Vendredi 23 octobre
Université Libre de Bruxelles
Speaker: Samia Botmeh
Modérateur: Prof. Eric David
Heure: 14h
Lieu: Salle Henri Janne, l'Institut de Sociologie (15ème niveau), Avenue Jeanne 44, 1050 Bruxelles
Je me souviens d'un de mes maîtres en biologie, le professeur Vandebroek, embryologiste et anthropologue, qui au début des années 60 avait rappelé à son auditoire sa réaction à la visite d'un de ses collègues, en 1940, à l'Institut de Zoologie (Naamsestraat à Leuven). Le collègue était en uniforme d'officier de l'armée d'occupation, a priori pas lié aux nazis, mais Vandebroek lui a signifié que quand il y avait occupation la collaboration interuniversitaire était rompue. Au grand étonnement de l'universitaire allemand.
Des universitaires de l'UCL et d'ailleurs plaident aujourd'hui pour un boycott académique d'Israël actif dans ses colonies et ses zones d'occupation au mépris du droit international. Ils mettent en évidence le bloquage de l'Université de Bir-Zeit (devenue inaccessible à partir de Bethléem par exemple) ou la destruction d'une université à Gaza (sous prétexte qu'elle collaborait pour l'armement mais avec ce critère-là il faudrait sans doute détruire toutes les universités d'Israël).
Je le répète c'est un sujet délicat mais le boycott de l'Afrique du Sud a permis à ce pays d'avancer vers la paix.
Il y a déjà eu un débat à l'ULB, il y en aura à Louvain-la-Neuve. A suivre évidemment.
Voici une invitation que j'ai reçue par mail.
Le Boycott Académique d'Israël: Ouvrons le Débat!
Belgique, 20/23 Octobre, 2009 | KUL, UG, VUB, UCL, ULB
En avril 2004, compte-tenu de la persistance d'Israël dans ses violations du droit international et de l'échec de toutes les formes d'interventions et de processus de paix pour amener Israël de se soumettre au droit humanitaire, la Palestine occupée a lancé un appel de boycott de toutes les institutions académiques et culturelles israéliennes jusqu'à ce qu'elles en répondent au droit international et aux principes des droits de l'Homme.
Aujourd'hui, le boycott académique prend place dans le cadre plus vaste de la campagne BDS - Boycott, Désinvestissement, Sanctions - et réunit un soutien international remarquable qui a déjà mené à de nombreuses victoires significatives partout dans le monde. La Belgique ne fait pas l'exception. Plusieurs institutions culturelles, organisations et personnalités ont ouvertement plaidé en faveur du BDS, sous différentes formes, et luttent sans relâche pour sensibiliser et défendre l'appel lancé par la société civile palestinienne. Malgré cela, la logique et les conditions de cet appel à un boycott académique d'Israël restent souvent incertaines.
Pour répondre à cette incompréhension et à l'incertitude dont le boycott académique d'Israël fait l'objet, ainsi que pour rejoindre l'intérêt croissant de certains académiques et étudiants pour cette thématique, le Brussels Palestine Collective a décidé d'inviter Samia Botmeh à réaliser une tournée de débats dans les universités belges. Samia Botmeh est directrice du "Birzeit University's Center for Development Studies" et, d'autre part, professeur d'Economie et d'Etudes de genre. Elle est aussi l'un des membres du comité de pilotage de la "campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d'Israël" (PACBI).
Brussels Palestine Collective. brusselspalestinecollective@gmail.com
Programme de la Tournée
Mardi 20 octobre
Katholieke Universiteit Leuven
Speaker: Samia Botmeh
Modérateur: Prof. Sarah Bracke
Heure: 16h
Lieu: SW 00.113, Raadzaal Sociale Wetenschappen, Parkstraat 45, 3000 Leuven
Mercredi 21 octobre
Universiteit Gent
Speaker: Samia Botmeh
Modérateur: Prof. Ruddy Doom
Heure: 15:30
Lieu: Auditorium B, Oude School (06.02), Universiteitsstraat 6, 9000 Gent
Vrije Universiteit Brussel
Speaker: Samia Botmeh
Modérateur: Patrick Deboosere
Heure: 18:30
Lieu: to be confirmed
Jeudi 22 octobre
Université Catholique de Louvain-La-Neuve
Speaker: Samia Botmeh
Modérateur: Prof. Jean Bricmont
Heure: 14h
Lieu: Auditoire Leclercq, Bâtiment Leclerc, Place Montesquieu 1, 1348 Louvain-la-Neuve
Vendredi 23 octobre
Université Libre de Bruxelles
Speaker: Samia Botmeh
Modérateur: Prof. Eric David
Heure: 14h
Lieu: Salle Henri Janne, l'Institut de Sociologie (15ème niveau), Avenue Jeanne 44, 1050 Bruxelles
mercredi 4 mars 2009
De François Mougenot à François Martou
Pour François Martou
Ne cherchez pas à quel titre je m’exprime ici ; je serais bien en peine de le dire moi-même. Et s’il faut trouver une raison pour commencer, disons que je m’appelle François comme lui. Un prénom intemporel, mais assez peu répandu. C’est à tel point que si j’entends crier « François » je me retourne toujours, persuadé qu’il ne peut s’agir que de moi. Alors quand j’ai croisé la route de ce François là, je peux dire que cela a fait un sacré remue-méninge. C’était à la rentrée de septembre 1966. Il venait je crois de quitter la présidence du mouvement des étudiants francophones (MUBEF) et nous avons « kotté » un an dans la même maison communautaire : le CRU . Là, nous avions chacun nos responsabilités mais pour garder son sens au mot « communautaire », nous nous réunissions régulièrement pour échanger et pour imaginer un monde meilleur. François parlait beaucoup et moi pas du tout. Avec lui, j’ai très vite compris que nous n’habitions pas au même étage de la pensée. Ne vous méprenez pas quand je parle d’étage. Il ne s’agit pas de hauteur. Jamais François ne m’a fait ressentir qu’il habitait plus haut que moi. Au contraire. Dans le dialogue singulier, il avait toujours le souci de se mettre au même niveau que son interlocuteur. Non… le problème c’était la vitesse. Je suis un penseur lent. Lui pas ; c’est un champion ! Donc… François parlait et moi j’écoutais.
Après Louvain, nos routes se sont croisées régulièrement. Lors de rencontres d’anciens du CRU [Centre Religieux Universitaire de Louvain] ou chez des amis communs. Toujours lui, toujours le même, toujours aussi rapide et moi loin derrière. C’était parfois fatiguant !
Mais nos chemins se croisaient aussi sur les pavés de Bruxelles. Nous fréquentions les mêmes manifs. Et là j’avais ma revanche. Parce que lui il était coincé devant, surtout quand il est devenu président du MOC. Et une manif ça n’avance pas vite. Alors quand on est devant et qu’on se doit d’y rester, forcément, on marche lentement. Moi je pouvais me permettre d’avancer à mon rythme ; de l’avant vers l’arrière et de l’arrière vers l’avant. C’était une sorte de rituel. A chaque manif, je faisais une pointe jusque devant pour voir s’il y était. Et il y était bien sûr ! On se saluait et je repartais vers l’arrière. On manifestait pour nos frères humains et contre tous ceux qui les écrabouillent. Je crois que la dernière fois que je l’ai rencontré, c’était à la salle de la Madeleine, lors d’une manifestation pour les Palestiniens. Car s’il était un endroit où j’étais presque sûr de le rencontrer c’est quand on manifestait pour les Palestiniens.
Mon dernier contact avec lui est récent. C’était sur la « toile ». Quand il a décidé de présenter sa candidature aux dernières élections, il a envoyé un courriel à tout son carnet d’adresses. J’étais dedans ! Je ne sais pas si François était doué pour les langues mais il est en tout cas une langue qu’il ne pratiquait pas du tout : c’est la langue de bois. Et comme moi non plus je n’aime pas cette langue là, je lui ai renvoyé un courriel pour lui expliquer poliment que, selon moi, il s’était trompé de couleur et que je ne voterais pas pour lui. Echange de bons procédés, il m’a répondu que j’étais un peu borné. Et je peux parfaitement imaginer le son de sa voix et son parler un peu lent, en train de me dire : François, je te trouve un peu borné. C’est tout lui ça !
A Louvain et pendant les années qui ont suivi, je pensais qu’un jour il deviendrait ministre mais qu’il devrait pour ça faire un solide nœud dans sa langue. Mais François n’avait pas la langue assez souple pour ça et il n’est pas devenu ministre. Il est devenu président du MOC. Au début de cette présidence, il y a eu la mort de « La Cité » mais ce journal était sous perfusion depuis longtemps déjà et c’était une mort annoncée. Je lui en ai voulu quand même ! Ce n’est pas rien de perdre le seul journal qui pense comme moi !
François n’est donc pas devenu ministre mais il a fait mieux que ça. Le CRU, l’ISCO, la FOPES, le MOC, la Revue Nouvelle et sans doute d’autres choses que je ne connais pas, il y a beaucoup de cohérence là dedans… beaucoup de droiture… beaucoup de fidélité aussi !
Alors ciao François. Je ne sais pas où tu es, mais si tu rencontre Robert [Robert Detry], salue le pour moi. Et s’il y a des Palestiniens près de toi, dis leur que je pense beaucoup à leurs frères écrabouillés. Et puis… pense plus lentement. Tu as tout le temps devant toi maintenant.
François Mougenot
[Côté étiquettes : chrétien de gauche, militant syndical; je pense que ça devrait suffire ]
Ne cherchez pas à quel titre je m’exprime ici ; je serais bien en peine de le dire moi-même. Et s’il faut trouver une raison pour commencer, disons que je m’appelle François comme lui. Un prénom intemporel, mais assez peu répandu. C’est à tel point que si j’entends crier « François » je me retourne toujours, persuadé qu’il ne peut s’agir que de moi. Alors quand j’ai croisé la route de ce François là, je peux dire que cela a fait un sacré remue-méninge. C’était à la rentrée de septembre 1966. Il venait je crois de quitter la présidence du mouvement des étudiants francophones (MUBEF) et nous avons « kotté » un an dans la même maison communautaire : le CRU . Là, nous avions chacun nos responsabilités mais pour garder son sens au mot « communautaire », nous nous réunissions régulièrement pour échanger et pour imaginer un monde meilleur. François parlait beaucoup et moi pas du tout. Avec lui, j’ai très vite compris que nous n’habitions pas au même étage de la pensée. Ne vous méprenez pas quand je parle d’étage. Il ne s’agit pas de hauteur. Jamais François ne m’a fait ressentir qu’il habitait plus haut que moi. Au contraire. Dans le dialogue singulier, il avait toujours le souci de se mettre au même niveau que son interlocuteur. Non… le problème c’était la vitesse. Je suis un penseur lent. Lui pas ; c’est un champion ! Donc… François parlait et moi j’écoutais.
Après Louvain, nos routes se sont croisées régulièrement. Lors de rencontres d’anciens du CRU [Centre Religieux Universitaire de Louvain] ou chez des amis communs. Toujours lui, toujours le même, toujours aussi rapide et moi loin derrière. C’était parfois fatiguant !
Mais nos chemins se croisaient aussi sur les pavés de Bruxelles. Nous fréquentions les mêmes manifs. Et là j’avais ma revanche. Parce que lui il était coincé devant, surtout quand il est devenu président du MOC. Et une manif ça n’avance pas vite. Alors quand on est devant et qu’on se doit d’y rester, forcément, on marche lentement. Moi je pouvais me permettre d’avancer à mon rythme ; de l’avant vers l’arrière et de l’arrière vers l’avant. C’était une sorte de rituel. A chaque manif, je faisais une pointe jusque devant pour voir s’il y était. Et il y était bien sûr ! On se saluait et je repartais vers l’arrière. On manifestait pour nos frères humains et contre tous ceux qui les écrabouillent. Je crois que la dernière fois que je l’ai rencontré, c’était à la salle de la Madeleine, lors d’une manifestation pour les Palestiniens. Car s’il était un endroit où j’étais presque sûr de le rencontrer c’est quand on manifestait pour les Palestiniens.
Mon dernier contact avec lui est récent. C’était sur la « toile ». Quand il a décidé de présenter sa candidature aux dernières élections, il a envoyé un courriel à tout son carnet d’adresses. J’étais dedans ! Je ne sais pas si François était doué pour les langues mais il est en tout cas une langue qu’il ne pratiquait pas du tout : c’est la langue de bois. Et comme moi non plus je n’aime pas cette langue là, je lui ai renvoyé un courriel pour lui expliquer poliment que, selon moi, il s’était trompé de couleur et que je ne voterais pas pour lui. Echange de bons procédés, il m’a répondu que j’étais un peu borné. Et je peux parfaitement imaginer le son de sa voix et son parler un peu lent, en train de me dire : François, je te trouve un peu borné. C’est tout lui ça !
A Louvain et pendant les années qui ont suivi, je pensais qu’un jour il deviendrait ministre mais qu’il devrait pour ça faire un solide nœud dans sa langue. Mais François n’avait pas la langue assez souple pour ça et il n’est pas devenu ministre. Il est devenu président du MOC. Au début de cette présidence, il y a eu la mort de « La Cité » mais ce journal était sous perfusion depuis longtemps déjà et c’était une mort annoncée. Je lui en ai voulu quand même ! Ce n’est pas rien de perdre le seul journal qui pense comme moi !
François n’est donc pas devenu ministre mais il a fait mieux que ça. Le CRU, l’ISCO, la FOPES, le MOC, la Revue Nouvelle et sans doute d’autres choses que je ne connais pas, il y a beaucoup de cohérence là dedans… beaucoup de droiture… beaucoup de fidélité aussi !
Alors ciao François. Je ne sais pas où tu es, mais si tu rencontre Robert [Robert Detry], salue le pour moi. Et s’il y a des Palestiniens près de toi, dis leur que je pense beaucoup à leurs frères écrabouillés. Et puis… pense plus lentement. Tu as tout le temps devant toi maintenant.
François Mougenot
[Côté étiquettes : chrétien de gauche, militant syndical; je pense que ça devrait suffire ]
mardi 3 mars 2009
François Martou. Demain il fera jour camarades
François Martou s'est bêtement fait avoir par une crise cardiaque ce dimanche 1 mars 2009. On n'entendra plus ses gueulantes et sa phrase de sortie : "demain il fera jour camarades".
Moi j'ai aimé, et je me suis surpris à pleurer, le Martou des années 60 : le MUBEF, le CRU de la Place Hoover, les assemblées de la Paroisse Universitaire qu'il présida avec maitrise laissant la parole à chacun (mais oui), ... De ses oeuvres il restera en tout cas la Fopes. Et ses interventions au sein du groupe de la Revue Nouvelle.
Il y a des moments où je ne comprenais plus sa stratégie mais je partageais sa détermination. Dur de faire pousser des oliviers sur notre terre gelée! Il est parti pour le paradis des progressistes. Peut-être va-t-il y trouver des alliés inattendus.
Longtemps il a été la voix du MOC.
Quel rôle aujourd'hui pour les intellectuels ? Quel rôle pour ceux qui sont issus de la mouvance chrétienne ? Quels fruits portent encore nos enthousiasmes des années 50 et 60, et de cette action pour les étrangers à l'hiver 70-71 ?
Souviens-toi François, lorsqu'avec le MUBEF nous nous battions pour la reconnaissance d'un métier d'étudiant, avec salaire à l'appui!!! Il faudra relire cela.
Un de nos enjeux qui n'a cessé de progresser c'est l'égalité homme-femme dans notre milieu universitaire (il y a encore du chemin). Pour moi Ghislaine en reste un des symboles. Les maisons communautaires de filles ont été un moment décisif. Ghislaine n'a pas été seulement l'épouse de François.
======================================
Les funérailles ont lieu à Schaltin (pas loin de la Nationale 4 Namur-Marche, à hauteur de Hamois), jeudi 5 mars 2009 à 10h30.
Libellés :
François Martou,
gauche,
olivier,
UCL,
Université Catholique de Louvain
vendredi 26 octobre 2007
jeudi 25 octobre 2007
Les 24 heures (24 h) vélo de Louvain-la-Neuve (LLN)
Nouvelles photos après-midi et nuit.
http://picasaweb.google.be/paulthielen/LLN24HeuresVelo24Octobre200702
Attention pas encore triées ni retouchées
http://picasaweb.google.be/paulthielen/LLN24HeuresVelo24Octobre200702
Attention pas encore triées ni retouchées
mercredi 24 octobre 2007
Le jour le plus long. Les 24 h vélo de LLN
http://picasaweb.google.be/paulthielen/LLN24HeuresVelo24Octobre2007
Ce midi déjà 222 photos de la préparation des 24 h
Ce midi déjà 222 photos de la préparation des 24 h
mardi 23 octobre 2007
24 heures vélo de Louvain-la-Neuve
Un fil blanc à travers le tissu urbain. De premières photos qui vont être suivies sur ce blog de beaucoup d'autres. Les 24 heures vélo de Louvain-la-Neuve. Par veaux et par mots.

Libellés :
24 heures,
Biéreau,
LLN,
Louvain-la-Neuve,
photos,
UCL,
Université Catholique de Louvain,
vélo
jeudi 11 octobre 2007
Bataille d'oreillers à Woluwé
Place Carnoy
Course de cuistax, bataille d'oreillers, stands...
Plus de 200 photos sur : http://picasaweb.google.be/paulthielen/UCLWoluweSaintLambertMedInAlma10Octobre2007
Séquences vidéo sur demande à paulthielen@gmail.com
Inscription à :
Commentaires (Atom)
