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jeudi 27 octobre 2011

jeudi 6 octobre 2011

Une exposition Apple à Louvain-la-Neuve en souvenir de Steve Jobs ?

Une suggestion. Une petite exposition sur l'Univers Apple des deux Steve.
Plein de gens ont gardé des reliques des années 70 et 80. Le moment de leur faire prendre l'air?
Je suis intéressé en tout cas par des photos à mettre dans des albums Picasa, Flickr, Facebook, ...
Pas une action commerciale mais une réflexion culturelle.

Apple à Louvain-la-Neuve. Apple II, Macintosh, ...

Steve Jobs est retourné au verger originel.
Apple Belgique était venu me trouver au début des années 80. Ils cherchaient un distributeur à Louvain-la-Neuve et comme le groupe Galilée s'était passionné pour l'informatique dès 1968 à Leuven, nous étions un bon candidat.
A travers les projets Microgal et ensuite Cigal, nous avons donc représenté Apple dans la ville tout en maintenant des formations sur tous les types de PC.
De grands souvenirs : l'achat de 100 Macintosh à vendre dans les 8 jours (le temps que le chèque de 6 millions soit présenté à la banque). Les grandes fêtes autour des nouveaux produits. Les réunions des utilisateurs du Macintosh (Etienne Loute et les autres) le soir à LLN. Les vêtements, essuies, etc.
Et surtout les premiers contacts de mon fils Simon Thielen avec l'informatique Macintosh. Il est né le 19 novembre 1984, l'année du Mac. Et quand j'allais le voir à la maternité César De Paepe (à côté de chez Mannekenpis), je déposais sur la table de la chambre le sac d'épaule portant mon Macintosh version 1984. Il a vu un Mac avant de voir un marqueur.
A moins d'un an il a fait ses premiers gribouillis avec une souris, et la première fois qu'il a frappé le clavier il a regardé non ses doigts mais l'écran. Génération Macintosh!
Et vous quels sont vos souvenirs d'Apple ?

jeudi 10 mars 2011

Une nouvelle passerelle à Louvain-la-Neuve

https://picasaweb.google.com/paulthielen/110309PasserelleHautsBiereauBruyeres#
Louvain-la-Neuve. La passerelle entre "Les Hauts-de-Biéreau" et "Les Hauts-de-Bruyères" est enfin posée. Nous l'espérions en 2007.

samedi 19 février 2011

La révolution des frites à Louvain-la-Neuve.

Quelques photos de la "révolution des frites" à Louvain-la-Neuve
En cours de présentation sur mon Picasa www.picasa.com/paulthielen et de courtes vidéos sur www.youtube.com/paulthielen

samedi 10 juillet 2010

Barbosa

Jorge Barbosa était un seigneur. Élégant, racé, … comment dit-on « hidalgo » en portugais ? Jeune exilé des îles du Cap-Vert, fuyant avec quelques amis la dictature coloniale portugaise, nous l’avions accueilli à Leuven en 1964. Nous l’avons déposé ce samedi 10 juillet 2010 dans le cimetière de Blocry qui sert de couche commune aux habitants de Louvain-la-Neuve et aux voisins de l’ancien sud d’Ottignies. Il y sera en terrain connu auprès de tous les novolouvanistes qui se sont éloignés de quelques mètres de la ville qu’on disait « sans cimetière ».
Louvain des années 60. Un bouillonnant milieu de vie. Le développement des maisons communautaires, des habitats groupés d’étudiants avec un projet socioculturel, les ancêtres des kots-à-projet. Et parmi ces maisons, sur la place Hoover, entre la Bibliothèque et le parc Saint-Donat, la maison qui abritait le CIEE (Cercle des Étudiants Étrangers). On prononçait souvent sé i yéyé (comme dans « années 60, années yéyé »).
L’Université Catholique de Louvain était riche de ses étrangers. Et les années 60 abritaient des bénéficiaires d’indépendance récente et d’autres qui militaient encore pour une liberté incertaine. Envers l’Algérie on quittait l’époque des porteurs de valises et on entrait dans la coopération.
La maison que j’habitais, le CRU, Centre Religieux Universitaire, était face au CIEE et en 1964, j’allais regarder la télévision au Cercle. Facile à dater parce que je regardais les émissions du 50e anniversaire de la Grande Guerre. Les contacts étaient étroits entre les maisons d’animation sises sur la Hooverplein : CRU, CIEE et plus tard le CITM (Centre d’Information Tiers-Monde), maison bien plus politique que les kots-à-projet humanitaires d’aujourd’hui ?
Un peu plus tard, avec l’implantation de l’Alma II à la rue van Even, le CIEE a déménagé sur un emplacement stratégique, entre le grand resto universitaire et l’ancien cercle (home ?) colonial. Pour beaucoup c’est devenu un rituel. Repas du midi dans la grande salle de l’Alma II, ensuite petit café au CIEE. On y refaisait le monde, littéralement. On y disait ses espérances de changement de régime, de paix, de démocratie. Les Basques opprimés par Franco, les colonisés du Portugal, les militants du Vietnam, les Latino-américains des dictatures, les Nicaraguayens,les Haïtiens, (aussi des militants catholiques cubains qu’on disait avoir été échangés contre des camions) … se formaient pour devenir les dirigeants et les ingénieurs de demain.
Car le Cercle était aussi un haut-lieu de formation culturelle. Ceux qui ont plongé dans ce milieu et partagé régulièrement les activités se sont créé une conscience universelle. Avec ses naïvetés, avec ses fausses espérances, avec ses trahisons. Les dictatures payaient des étudiants (ou faisaient pression sur les familles restées au pays) pour espionner leurs camarades. On baissait la voix quand s’installait sur la terrasse, pour le café, quelqu’un qu’on soupçonnait être un inconditionnel de Mobutu. Et la réputation de la PIDE (Polícia Internacionale de Defesa do Estado) faisait frissonner. On racontait l’histoire de l’étudiant rentré en vacances au Portugal de Salazar et emprisonné sur base de propos tenus quelques mois plus tôt en prenant un café à Louvain.
Le CIEE, ouverture au monde, foyer de culture, centre politique… Le prestige du CIEE était grand. Il était servi par de remarquables présidents. Il faudrait en retrouver la liste (Jean-Louis Luxen en a évoqué quelques-uns au cours de la messe). Mes préférés ont été Naïm Khader, qui a fait entrer la Palestine au rang des nations, et Jorge Barbosa qui a fait de petites îles de l’Atlantique un emblème de la libération du colonialisme portugais.
Le sommet du travail du CIEE fut l’action de l’hiver 1970 en faveur de l’accueil des étudiants étrangers. À l’occasion du 40e anniversaire de cette grève de la faim sur le thème « Nous sommes tous des étrangers », je cherche à rassembler témoignages, photos et documents. Tous ceux qui étaient actifs dans l’accueil des étudiants étrangers en Belgique s’étaient sentis paralysés par la législation du gouvernement belge, et particulièrement du ministre Vranckx. Le CIEE et de nombreux autres groupes ont occupé les Halles Universitaires. Les autorités universitaires flamandes ont imposé à Mgr Massaux de faire évacuer le bâtiment par la police. Massaux m'avait averti peu avant. L’action s’est transplantée alors dans la grande salle du CIEE et la chapelle du CRU. Toute l’université (droit, théologie, sciences, médecine, …) s’est arrêtée longuement pour réfléchir, chacun dans sa spécialité à un meilleur accueil des étudiants étrangers. Le CRU a tourné à cette occasion un million de feuilles stencylées.
Rocha, le fidèle comparse de Georges, m’en parlait d’abondance au sortir de la messe de funérailles à Grez-Doiceau. Il a promis photos et documents. Dans mon expérience de plus de 50 ans je pense que l’UCL n’a jamais été autant l’Université que pendant ces semaines magiques de l’hiver 1970.
Hélas! le CIEE n’a pas réussi à trouver le même prestige, la même efficacité à Louvain-la-Neuve. Il est parmi les groupes qui ont perdu beaucoup dans le camion de déménagement.
Paradoxalement Jorge Barbosa a trouvé au sein de l’administration de l’UCL une fécondité nouvelle. C’est une autre histoire que ses collègues connaissent mieux que moi.
Je voulais rendre hommage au jeune exilé de 20 ans qui vivait dans l’espoir de la démocratie au Portugal et de l’indépendance de ses îles natales. Lorsqu’en 1974 nos transistors ont propagé l’air de la révolution des œillets (Grândola vila morena), et qu’un peu plus tard le Cap Vert est devenu république nous savions que le grand rêve de Barbosa et Rocha s’était réalisé.
Le bonheur ? En commentant dans son homélie l’évangile des Béatitudes, Pierre Sauvage rappelait que c’est un bonheur en marche. « Bienheureux », mais le bonheur est dans le chemin. Dans le monde entier, et pour un ancien président du CIEE et qui a porté ensuite les relations internationales de l’UCL, ce n’est pas une métaphore, dans le monde entier des amis de Georges se souviennent avec émotion d’un chemin partagé.
Nous avons quitté Georges à deux pas d’ici, au son d’un petit orchestre amical qui nous a accompagnés pendant des heures. Comment s’appelle donc cette musique dissonante, déchirée, grinçante ? Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes.
Pourtant ce fut un grand bonheur. Salut, prince de l’Atlantique ! Nous garderons de toi une éternelle saveur océane.

dimanche 4 juillet 2010

La Belgique danse. Louvain-la-Neuve

Ambiance des grands jours samedi soir 3 juillet 2010 sur la grand-place de Louvain-la-Neuve./
Vous y étiez ? Retrouvez vos danses endiablées sur www.youtube.com/paulthielen
Des photos aussi sur www.picasaweb.com/paulthielen ou sur www.flickr.paulthielen

samedi 3 juillet 2010

Cent mille visiteurs pour la première année du Musée Hergé de Louvain-la-Neuve - Belga Generique - Le Vif - Le Vif

Cent mille visiteurs pour la première année du Musée Hergé de Louvain-la-Neuve - Belga Generique - Le Vif - Le Vif



(Belga) Le musée Hergé de Louvain-la-Neuve (Brabant wallon), installé en bordure du Parc de la Source inauguré vendredi par l'Université catholique de Louvain (UCL), est ouvert depuis un an. Le directeur du Musée, Laurent de Froberville, qualifie cette première année de "période de rodage" qui s'est bien passée: 100.000 visiteurs ont été accueillis. L'objectif est de doubler ce nombre dans les cinq ans.

Le carnet du jour, signe d'appartenance sociale - Culture - la-Croix.com

Le carnet du jour, signe d'appartenance sociale - Culture - la-Croix.com

Il marque les grands événements de la vie, la naissance, le mariage, la mort… Codifié ou très personnel, le carnet des journaux résiste aux assauts des nouvelles technologies...

...
à suivre sur le site de La Croix.
Depuis longtemps je rêve d'un agenda rapide sur LLN et ceux qui y sont passés.
Un blog, une page Facebook ?
Pour le moment je me sers de ce blog mais j'apprends presque toujours trop tard le décès de mes amis.
J'ai appris beaucoup de décès d'amis via Facebook.

lundi 26 avril 2010

Terrasse des Sciences

"Place des Sciences

Le rideau se lève sur la Place des Sciences: bienvenue au MoZaïK! Venez passer une agréable aprem sur notre Terrasse des Sciences pour lire une bd, voir une expo photo, jouer un jeu de société ou tout simplement bronzer au soleil un bon cocktail à la main. Le tout dans une ambiance conviviale et décontractée!"
En ce début de semaine, les grands fauteuils sont prêts à nous accueillir.
Cela donne une tout autre allure à cette magnifique place, trop peu connue des novolouvanistes non scientifiques
Voir mes photos sur mon site picasaweb paulthielen

mercredi 10 mars 2010

Habitat communautaire au début de Louvain-la-Neuve

Comme j'ai eu l'occasion de le dire ce jour à un stand de la Foire des kots-à-projet, il y avait dès le début de Louvain-la-Neuve des logements étudiants avec projets socioculturels. Six maisons faisaient partie de la première phase : le CI (Cercle Industriel (même emplacement depuis 1972), Maphys (dissidence de la Maison des Sciences et regroupant des étudiants de Mathématiques et Physique), le CIEE (Cercle International des Etudiants Etrangers, le CRU (Centre Religieux Universitaire) à l'emplacement de la Lux actuelle, le CSE (Cenre Sportif Etudiant) à l'endroit du kot Erasmus place des Paniers et le Centre Galilée (maison intergénérationnelle consacrée aux sciences et techniques dans la société et dont le bâtiment ne fut achevé qu'en 1974 à l'emplacement actuel d'Univers-Santé).
La plupart des étudiants vivaient dans des appartements communautaires dans le quartier qu'on appelait alors la chaussette (entre la Place Galilée, le CI et les kots de la Place de l'Escholier). Certains des kots avaient un projet (comme la "Lemniscate") d'autres non.
Qui peut me retrouver des noms d'appartements de ces années-là ?
Le nom de kots-à-projet n'a été vraiment employé que vers 1975.

La base scoute de Louvain dans les années 50

Dans les années 50 il y avait à Louvain (Leuven) une maison communautaire établie rue Jean Stas. Parallèlement existaient aussi une maison guides et deux kots Patro (un pour les garçons et un pour les filles).

jeudi 18 février 2010

Louvain-la-Neuve. Animations urbaines. Les mercredis

10.3.2010 10h à 18h Foire des kots à projet

17.3.2010 10 miles. Place Univ
17.3.2010 12h 30 Le Doudou. Grand'Place
24.3.2010 13h 00 Jongl'rue
31.3.2010 12h 00 Foire médiévale Grand'Place
31.3.2010 14h 00 Reconstitution bataille Waterloo
21.4.2010 14h 00 Spring LLN
28.4.2010 Journée Monde Rural
02.5.2010 Carnaval brésilien

jeudi 11 février 2010

Homélie de la Fête Patronale de l'UCL. Professeur André Wenin.

http://paroissesaintfrancois.be/homelies/210-fete-de-luniversite-2-fevrier

Merci à la paroisse d'avoir mis sur le web ce texte théologiquement puissant. Un peu un programme d'Église.
Homélie de la célébration eucharistique (Prof. André Wénin)
Qu’y a-t-il donc à célébrer lorsque l’époque est à la crise ? Est-il seulement possible de le faire ? Et que célébrer en cette fête de l’Université, alors que, pour elle – pour nous – les temps sont incertains, confrontés que nous sommes aux défis sans cesse nouveaux d’un monde complexe en perpétuel changement et d’une société qui, sans boussole, peine à trouver ses marques, et cherche en vain des valeurs qui pourraient rassembler les citoyens et mobiliser les énergies ?
Lorsque le présent est problématique et qu’il impose des choix critiques, un regard sur le passé n’est sans doute pas inutile. Non pour regretter le bon vieux temps, mais pour chercher de l’inspiration dans ce qui fut à la source.
Comme d’autres institutions du même genre dans le nord de l’Italie, l’Université que nous fêtons aujourd’hui est née à la jonction du Moyen âge et de la Renaissance dans un contexte de crise profonde. Plus précis, des historiens diront même qu’elle est née en réponse au marasme économique qui avait frappé de plein fouet le centre drapier du Brabant et vouait au déclin cette ville autrefois prospère. Fonder une université, c’était une façon de ne pas se résigner, d’anticiper un avenir irrémédiablement compromis, en développant la science et la recherche de la sagesse et en pariant sur la jeunesse et son dynamisme avec la conviction que c’est avec elle que l’avenir a ses chances. En accédant à la volonté du duc de Brabant, du chapitre collégial de Saint-Pierre et des édiles de la Ville de Louvain de créer une université dans cette ville en pleine crise, et en lui confiant la mission de former les jeunes au service de tous au moyen de la science et de la sagesse, le Pape Martin V a accompagné ce mouvement en le soutenant de son autorité.

Ce faisant, le pape n’était pas seulement en phase avec son époque, mais aussi avec le dynamisme authentique de la foi chrétienne. Que proclame en effet le cœur du credo de l’Église, si ce n’est la résurrection de Jésus ? Au creux de la mort, de la crise radicale où la vie même vient s’abîmer, au creux de l’impasse apparemment indépassable, de l’échec que l’on croirait sans retour, Dieu prépare un avenir inespéré pour celui que la perspective de la mort certaine n’a pas paralysé et qui, confiant, ne s’est pas dérobé à son avenir pourtant plus qu’incertain.
Mais la résurrection, ce n’est pas seulement celle de Jésus. C’est encore celle des disciples que la mort de leur Seigneur avait anéantis – comme les deux d’Emmaüs. Mais touchés par des signes aussi discrets qu’inattendus — une tombe vide, la parole de quelques femmes d’abord prise pour un délire, une insaisissable mais bouleversante rencontre —, ils ont trouvé la force et l’audace suffisantes pour surmonter leur propre abattement. Ils ont oublié à jamais leurs barques et leurs filets et se sont lancés à corps perdu dans l’annonce d’une bonne nouvelle : comme au premier jour du monde, lorsqu’a resplendi la première lumière, le tohu-bohu, les ténèbres, la tempête et même la mort sont un lieu où Dieu se tient, espérant quelqu’un qui recueille sa parole, accepte son appel à la vie, son invitation à l’audace.
En réalité, ce qui est ainsi au cœur du credo vient couronner une lame de fond qui parcourt les Écritures. Narrateurs bibliques, prophètes et apôtres : tous, d’une façon ou d’une autre, invitent à croire qu’une crise affrontée dans le refus de la nostalgie, dans la confiance en l’avenir et en l’Origine d’où cet avenir ne cesse de sourdre dans le présent – qu’ainsi vécue, cette crise est le lieu d’une créativité et d’un renouvellement que n’auraient pas osé imaginer ceux-là mêmes qui en ont eu l’audace.

(1re lecture : Exode 17,1-61)
Moïse est en plein désert, avec tout le peuple qu’il a tiré de la servitude et à qui il a rendu la vie et l’espoir. Ils ont tourné le dos au passé, ils ont osé l’aventure, et connaissent une liberté qui, il n’y a pas si longtemps, était encore pour eux inimaginable.
Soudain, c’est la crise : le manque d’eau pousse ces gens à s’en prendre à leur guide. Ils l’accusent de leur avoir fait courir tous les risques en les tirant d’Égypte pour les mener dans une impasse bien plus grave : la mort de soif. Ainsi pris à partie, craignant d’être lapidé, Moïse interpelle le Maître de l’impossible qui a ouvert les eaux de la mer pour frayer à son peuple un chemin de vie au cœur de la mort. Et Adonaï répond par un ordre improbable : avec son bâton, frapper la roche, devant témoins, faire jaillir l’eau en plein désert, tirer la vie de ce qui est le plus sec, le plus mort. Comme il avait tendu le même bâton sur la mer – et elle s’était ouverte –, Moïse frappe, avec cette confiance qui fait que l’on ose risquer l’impossible. Dans ce petit récit, Adonaï lui-même montre la voie : l’impasse n’arrête pas celui qu’habite la confiance créatrice.

(2e lecture : Actes des Apôtres 15,1-11)
Très vite, les premières communautés chrétiennes que Saint Luc, dans les Actes des apôtres, présente pourtant comme particulièrement évangéliques, connaissent des conflits, vivent des crises. La plus grave d’entre elles va contribuer à forger l’identité chrétienne.
Le mouvement de Jésus, on le sait, est né au sein du judaïsme, mais rapidement des païens sont devenus disciples. Doivent-ils adopter le judaïsme, changer d’identité se faisant circoncire comme les juifs ? Une solution doit être trouvée : l’avenir de l’Évangile est en jeu. À Jérusalem, la communauté mère, on réunit apôtres et anciens. Paul est en train de les préparer à faire preuve d’audace, en leur racontant comment les païens ont fait bon accueil à la Bonne nouvelle. C’est alors que de plus orthodoxes interviennent pour demander que l’on impose à tous les nouveaux venus l’obligation de pratiquer la Loi de Moïse. Alors que les esprits s’échauffent, que le ton monte, une voix s’élève avec autorité : celle de Pierre. Il a vu, lui, des non-juifs vivre leur Pentecôte. Sans pratiquer la Loi, ils sont entrés dans le chemin ouvert par Jésus, et leur vie en a été transformée. Ne faut-il pas tirer la leçon de cette expérience, et promouvoir la liberté de la foi, en évitant d’en faire un joug qui entrave et soumet l’être à une loi autre que celle de l’amour ? Cette perspective, sans doute effrayante pour les juifs devenus chrétiens, Pierre l’a ouverte. Les autres l’ont suivi avec une audace confiante, sans penser que s’accrocher au passé sauverait l’avenir.

(Évangile : Jean 2,1-11)
Lorsque Jean, au début de son évangile, raconte le premier des signes de Jésus, leur prototype, si l’on peut dire, il propose à son lecteur une sorte de parabole programmatique. Il en ponctue la finale par ces mots : « il manifesta sa gloire ». Aux yeux de Jean, en effet, ce signe manifeste en quoi Jésus pèse sur l’histoire, quelle est sa véritable importance, en quoi il faut compter avec lui.
Et quel est ce signe ? C’est la réponse à une crise – domestique, apparemment anecdotique : une noce où le vin manque. Mais pour qui entre un peu dans la riche symbolique du récit, la crise est autrement profonde et dramatique : c’est celle d’une religion qui, au départ, a commencé par des noces, — l’alliance entre Dieu et son peuple —, mais en est venue à devoir se contenter de l’eau des purifications, dont parle le récit. Une religion qui s’est réduite à ne proposer au fidèle que des efforts pour s’approcher de Dieu et être digne de lui, efforts sans cesse à reprendre parce que sans cesse compromis. Bref, une noce que la fête a désertée, une noce sans joie, sans ivresse.
Dans cette crise, dans cette impasse, qui est Jésus, selon Jean ? Il est celui qui provoque, qui pousse à l’audace : celle de la mère qui, malgré un refus apparent, va quand même de l’avant comme si elle savait que le désir de son fils ne peut s’accommoder de la situation ; celle des serviteurs qui, sur l’ordre de Jésus, portent de l’eau au maître du festin, au risque de paraître ridicules ou de provoquer sa colère… Jésus est ainsi celui dont la parole amorce une issue, mais discrètement, l’air de rien. Et c’est l’agir conjugué de la mère et des serviteurs sur la parole de Jésus qui, en traversant l’impasse, rend à la noce son air de fête, aux convives l’ivresse d’un grand cru, et à la foi son parfum de folie.

Qu’y a-t-il donc à fêter en un temps de crise ? Que célébrer en cette fête de l’Université ? Sans doute le dynamisme et l'enthousiasme de la jeunesse, cet âge où les crises obligent à oser, à s’inventer, à créer cet âge qui sait la vie la plus forte. Peut-être aussi l’enracinement de notre projet universitaire dans ce à quoi l’évangile ne cesse d’appeler : l’espérance, cette petite vertu tenace qui sait que si le grain ne meurt, il ne peut porter du fruit, et que toutes les fleurs de l’avenir sont dans les semences d’aujourd’hui.

jeudi 21 janvier 2010

vendredi 18 décembre 2009

Centre Galilée. Histoire

Appel à tous ceux qui ont été proches du projet Galilée.
Tien (Manh-Tien Phan) m'écrit : "Si tu pouvais écrire un livre là-dessus (pour laisser une trace de notre utopie)".
Je prends la balle au bond et j'essaie de rassembler des souvenirs. Je vais aller jusqu'en 1992 et laisser à l'équipe suivante la suite de l'histoire. En vrac je cherche témoignages et documents sur :
- La naissance du projet Galilée au sein de la Maison des Sciences de Louvain-Leuven, avec Albert Dalcq, Paul Gouverneur, Eric Cammaerts, Eric Gheur, ... qui encore ?
- Les premiers Cahiers Galilée (inventaire des thèmes de recherche dans les Facultés scientifiques, le recteur ne savait pas qui faisait de la recherche dans son UCL
- Energie sur la Place
- Sciences sur la Place
- La construction de la maison Galilée, une maison communautaire intergénérationnelle
- La Bibliothèque de Bandes Dessinées (Pierre Renard, ...)
- Bulles de Savoir
- Les implantations à Namur (Amalgame), Nivelles (Pré-en-Bulles), Bruxelles, ...
- Le Groupe Galilée dans l'action hiver 1970 pour l'accueil des étrangers
- Les groupes femmes : "SOS Viol", les Rebelles, ...
- Le Centre Galilée et l'informatique
- Les scientifiques amis : Albert Jacquard, Jean-Marc Lévy-Leblond, Odette Thibault, ...
- Les habitants de la Maison Galilée
- Le Centre Galilée et les activités internationales
- La bioéthique sujet de conflit avec l'UCL du temps de Massaux
...
A quoi pensez-vous ?

samedi 29 août 2009

Occupation de la Poste de Louvain-la-Neuve

Peut-être un baroud d'honneur mais paut-être le point de départ d'une réflexion sur ce qu'est aujourd'hui un "service public" ou un "service au public".
Ce dimanche 30 aout à midi, un casse-croûte pain gratuit devant la poste de Louvain-la-Neuve. Le pain est donc fourni par les organisateurs. Chacun doit amener de quoi "mettre sur sa tartine" et une boisson.
On ne fournit ni assiette ni couvert.

lundi 10 août 2009

Paul Gauthy

Paul Gauthy est décédé paisiblement ce dimanche 9 aout 2009.
Il a été le directeur de l'ENCBW au moment de la construction du superbe batiment du chemin de la Bardane.
Malgré la maladie il a poursuivi sa tâche de Directeur-Président de la Haute Ecole Léonard de Vinci.

mardi 11 novembre 2008

Le chemin du Saxophone

On l'attend depuis au moins 3 ans, cette passerelle entre Bruyères et Biéreau. Le plateau a été coupé en deux par la tranchée du boulevard du Sud. L'avenue des Coteaux a été sectionnée et il n'y aura pas le pont qui traine encore sur bien des plans.
Il faut faire aujourd'hui un énorme détour pour passer des Hauts de Biéreau au nouveau quartier des Hauts-de-Bruyères. Cette semaine le message d'une enquête publique sur ce que tout le monde appellera sans doute la passerelle de l'Aldi. Payée par Aldi, construite par l'UCL, la voirie sera remise à la commune d'Ottignies-Louvain-la-Neuve dès son achèvement. Le chemin du Saxophone partira de la place des Giroflées, empruntera la passerelle et croisera l'avenue des Musiciens.
Une passerelle identique à celle qui relie le lycée Martin V au petit bois. On l'attend.